Depuis la révélation du programme PRISM, faite par l’analyste Edward Snoden, l’onde de choc ne cesse de continuer. Cette affaire met en évidence la toute puissance de la National Sécurity Agençy : plus simplement, la NSA

C’est pour le commun des mortels, l’occasion de découvrir l’étendue des ramifications de l’hydre américain.

En mettant en place une sorte de passe partout permettant toutes les effractions possible, la NSA s’est doté d’un « joujou » unique. Pas besoin de trouver des coéquipiers, la NSA peut jouer perso sur le coup. Le  « fric frac » n’a pas de limite : données personnelles, correspondance… Tout est bon pour s’emparer de données qui sont restées du domaine réservé. Lorsque les espions s’emparent de Prism, le rêve devient alors réalités pour les « grandes oreilles » du renseignement. Plus besoin « d’accès privés », on peut passer par l’issue de secours et on remonte à la source même de l’information.

Plus personne n’est à l’abri du regard inquisitorial des James Bond « états-unien ». C’est en voulant attirer l’attention sur ces faits auxquels nous refusions tous de croire, qu’Edward Snowden a été contraint de fuir l’Amérique pour Hong Kong, puis pour Moscou.

photo de snowden recherché par la NSA

Mais ce véritable héro des temps modernes a emporté avec lui quatre ordinateurs lui permettant de stoker des données sur les activités illicites de la NSA. Ces dernières sont livrées à la presse qui en fait ses choux gras :  les quotidiens Washington Post et TheGuardian, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel - annoncent que des ambassades de France, d’Italie ou de Grèce, ou des représentations de l’Union européenne, voire le siège de la Commission à Bruxelles, ont été mis sur écoute par l’espionnage américain. L’affaire est énorme, mais elle ne surprend guère ceux qui s’intéressent à ces quettions. Selon cet élément ultraconfidentiel, la NSA disposerait d’accès aux serveurs des plus grands noms de l’internet: Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, AOL, Skype, YouTube, Apple… Ce qui revient à dire que la NSA a le pouvoir de fouiller dans la vie de chacun d’entre nous.

Pour agir la NSA se retranche derrière des législations d’exception remontant à la présidence de George W.Bush. Ces mêmes lois ont étés reconduites par le président Obama en décembre 2012, sans que cela émeuve grand monde. A en croire, Edward Snowden, Microsoft a été le premier à franchir le pas il y a six ans. Les autres ont suivi. Le cadre légal étant tellement flou pour permettre aux agences de renseignement de ratisser le plus large possible. Même si les sociétés privées ont démenti leur implication dans ce scandale, personne ne les croit.

Aujourd’hui, Snowden est cloué au sol à Moscou et semble bien seul. Pourtant des islandais préparent un vol pour rapatrier l’américain chez eux. «Nous avons un avion et toute la logistique est en place. Maintenant, nous attendons juste une réponse du gouvernement», a affirmé jeudi soir à la chaîne islandaise Channel 2, Olafur Sigurvinsson, un dirigeant de DataCell, une entreprise islandaise qui gère la collecte des fonds de WikiLeaks. «L’avion peut décoller demain».

Snowden dispose de réels appuis en Islande, notamment les trois députés du Parti pirate, premiers au monde à être entrés dans un Parlement national.

Logo du parti pirate

Une des élus Birgitta Jonsdottir, a rappelé jeudi qu’en 2005, l’Islande était devenu le refuge de Bobby Fischer, joueur d’échecs américain qui avait défié en 1992 un embargo contre la Yougoslavie, alors déchirée par une guerre civile. Le Parlement islandais a adopté à l’unanimité une résolution pour faire de l’Islande un pays refuge pour les défenseurs de la liberté d’expression et de la transparence.