Les groupes bancaires étrangers sont de plus en plus intéressés par la Belgique, à cause de notre épargne abondante qu’ils veulent récupérer pour l’investir hors de Belgique. Ne perdons pas de vue que nous épargnons plus que la moyenne européenne, pour preuve : fin 2012, notre épargne représentait 230,6 milliards, un vrai record historique.


La présence des banque étrangères sur le marché de la banque belge ne constitue pas forcément un problème, loin de là car notre économie n’est pas en mesure d’absorber l’excédent d’épargne des ménages Belges. Ce qui pose problème avec l’internationalisation du système bancaire belge, c’est que nous sommes confronté pour la première fois de notre histoire à un tel phénomène, l’autre problème résulte de la nature même des banques étrangères présentent sur notre marché, nature qui fait peser un risque sur la stabilité de notre système financier..


Limite et contraintes

La source des problèmes que nous risquons de rencontrer, réside principalement dans la démesure des dites banques par rapport à la Belgique. Ces banques étrangères sont éloignés de leur centre de décision : plus de 80% des banques présentes en Belgique ont désormais leurs centres de décision situés à l’étranger, ce qui pose problème lorsque les décisions influent sur le réseaux sont prises à Amsterdam ou Paris. C’est le cas lorsque la Belgique a à subir les restructuration de réseau, comme cela a été le cas avec BNP Paribas, notamment. Il existe aussi des risques liés aux transferts massifs, comme on l’a vu avec la Deutsch Banck (succursale du groupe du même nom), la Fortis banque (filiale belge de la BNP), ou encore Dexia. Il faut aussi prendre en compte les risques liés à la contagion transfrontalière, ou encore, l’aggravation du risque d’utilisation des dépôts des épargnants belges à des fins spéculatives. Il ne faut pas perdre de vue l’affaiblissement de la supervision exercée au niveau national, la Banque nationale de Belgique n’étant pas en mesure d’exercer une supervision sur les filiales. Une question vient alors à l’esprit : Qui garantit les dépôts des clients belges d’une filiale en cas de faillite de la maison mère ? Tous les cas de figure peuvent exister.

Les solutions d’avenir ?

Les réponses à la situations et aux questions posées sont simples : il faut limiter les expositions intragroupes, renforcer la transparence sur les investissements réalisés au moyen de l’épargne collectée en Belgique, contraindre les banques actives en Belgique à commercialiser un livret vert orienté vers le financement de projets à haute valeur environnementale et social, promouvoir une « désintermédiation » de l’activité financière, et enfin, favoriser une « relocalisation financière ».