Lancé en janvier dernier à travers trente cinq pays et dans cinq langues, Qwant suscite de nombreuses réactions et et divise le monde de la recherche en ligne . Les médias n’ont de cesse soit d’en faire l’éloge en le comparant au concurrent de Google ou bien au contraire de le critiquer le reléguant ainsi au plan des moteurs de recherches voués à l’échec. Dans tout les cas l’arrivée de Qwant sur le net ne laisse pas insensible. Son entrée en scène dans le monde des moteurs de recherche pose des questions : ce nouveau service est-il utile ? Quelle est son utilité sur le web ? Made in France (sortons le cocorico), le nouveau moteur de recherche a été élaboré durant deux années avant de faire ses premiers pas en version béta. L’un de ses co fondateurs , Eric Leandri, met un point d’honneur sur le fait que l’internaute a accès à toute l’information en un seul coup d’oeil. Qwant ne se contente pas seulement de remonter les requêtes issues des sites web et de l’actualité, le moteur de recherche se base également sur les publications des réseaux sociaux et des sites d’e-commerce.

Qwant accueilli les bras ouverts par les internautes

Nous avons recueilli quelques réactions d’internautes qui ont pu tester Qwant et les remarques ont fusé : «  entre les photos, les vidéos, les articles, les avis : on a tout, tout d’un coup en un seul clic », « c’est pertinent comme recherche », « c’est juste génial, je l’adopte ! »… Bref dans l’ensemble les utilisateurs sont agréablement surpris par le moteur de recherche. Il est vrai que les informations proposées par Qwant sont affichées de manière immédiate et c’est un véritable gain de temps pour les internautes. Selon le mode d’affichage choisi : classique, mozaïc, people, média, les internautes trouveront des informations plus fluidement et pourront affiner leur recherche.

Qwant, un concurrent de Google ?

Pas si sur ! Ses fondateurs n’ont pas la prétention de vouloir concurrencer directement le géant des moteurs de recherche. D’ailleurs Eric Leandri à ce propos se défend en affirmant que Qwant n’a pas cette prétention mais souhaite simplement faire différemment en apportant un éclairage plus complet du web que ne le fait Google. En effet le géant américain qui effectue neuf requêtes sur dix pour les internautes français, ne remonte qu’une petite partie des éléments qui peuplent le web. Qwant, quant à lui, sur un mot clé va proposer plusieurs type de résultats comme les sites internet et l’actualité en lien avec le mot clé, mais aussi les sujets de discussions en rapport avec le mot clé sur les réseaux sociaux et met en avant les sites vendant des produits en lien avec le mot clé. C’est cette différence qui certainement sera une clefs de succès pour Qwant. Les fondateurs de Qwant proposent une autre vision de la recherche web plus globale et axée sur la découverte. Un autre détail qui fait la différence avec Google : Qwant est enregistrée auprès de la CNIL et respecte les données personnelles des internautes en appliquant le droit à l’oubli, le dispositif de l’op-in, en ne conservant pas les données personnelles et en ne mettant pas de cookie.

Qwant, une polémique désamorcée

Quelques jours après son lancement auprès du grand public, Qwant est déja taxé d’être simplement un agrégateur de technologies. L’idée que Qwant soit en fait un agrégateur et utilise des technologies qu’il n’a pas développé semble décevoir les puristes de la recherche web. Et les commentaires fusent. Il semblerait, selon le post d’un blogueu connu sur la toiler, que les créateurs du moteur de recherche se soient appuyés sur la technologie de Bing pour la partie Web. De même que les éléments remontés dans la catégorie « Social » serait issus des process de Kurrenthly, la zone « Qnowledge Graph » tire ses informations de Wikipédia et la partie « Shopping » serait un contrat d’affiliation avec Amazon. Alors que la plupart des technologies et process utilisées par le moteur sont américaines, seuls les logiciels Pertimm (édités par la société Pertimm dirigée par l’un des fondateurs de Qwant) permettant de trier, d’ordonner et de présenter les informations tirées du web sur la page de résultats de Qwant est d’origine française. Un « made in France » mis à mal donc… par ce blogueur. Les fondateurs ont immédiatement réagi pour désamorcer la polémique. Qwant a bien développé son propre système d’indexation de données grâce à Pertimm mais le moteur de recherche a du faire appel à d’autres moteurs pour compléter ses données le temps de la montée en puissance du moteur de recherche, explique les fondateurs. « L’objectif est de nous affranchir progressivement de ces moteurs avec notre base d’indexes propres » explique Eric Leandri,

Pour l’heure, il serait plus judicieux de laisser le temps à Qwant (tel un vin) pour monter dans ses requêtes et aux internautes de s’essayer aux possibilités de ce moteur de recherche. Effet de buzz et de curiosité : déjà 15 millions de requêtes ont été comptabilisées en seulement quatre jours. Il faut donc laisser les internautes le temps de tester Qwant et de prendre leurs habitudes avant de faire un bilan.