L’entrée en bourse de Facebook devait être une fête pour tous, mais qui néanmoins fut ratée. Le titre, en effet, après avoir été lancé, le 18 mai 2012, à un prix de $38, a  vu sa valeur s’effondrer durant les jours suivants. Au point de descendre au-dessous de $30, ce qui représente une décote de 40 à 50 % du prix initial du titre. Le titre est même descendu, en septembre 2012, à un plus bas de $17, avant de se ressaisir.
Mais le fait est là : tous ceux qui achetèrent le titre dès son lancement initial sur le marché boursier, y laissèrent des plumes. D’où vient cette carence ? du fait que les trois sociétés bancaires Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan Chase  chargées de lancer le titre et de procéder, dans un même mouvement, à l’évaluation de la société Facebook, ont, d’abord, fortement surestimé sa valeur, avant de rectifier le tir. A ceci près que seule une minorité d’actionnaires fut tenue au courant de cette rectification, à la baisse,  de la valeur initiale du titre.
Quant aux investisseurs qui furent en quelque sorte abusés par Facebook et ses partenaires bancaires, en ignorant la vraie valeur du titre, à l’occasion de son lancement, ils alléguèrent, dans leur plainte déposée contre la société, que le prospectus chargé de présenter et de promouvoir le titre de Facebook,  ignora délibérément certaines informations de première importance à propos de la situation exacte de la société sur le plan économique. Et quand ils apprirent, des responsables même de Facebook, que les prévisions de vente de la société avaient été réajustées à la baisse, le prix du titre s’effondra.  Motif : de plus en plus de consommateurs d’internet utilisaient leur mobile  pour se connecter. Or, à l’époque, Facebook n’avait aucun impact sur ce type de média.
Depuis lors, la société s’est ressaisie en générant des recettes publicitaires sur  les smartphones et autres appareils mobiles, ce qui provoqua un réajustement, à la hausse, de la valeur du titre, une valeur qui se situe aujourd’hui entre $26 et $27.
Mais le danger, pour l’avenir du titre, réside dans le désintérêt des jeunes pour Facebook, au profit d’autres plateformes plus attrayantes et plus distrayantes.